“Au Québec, en 2026, le fait d’avoir un emploi, ça ne garantit pas nécessairement qu’on va pouvoir se nourrir jour après jour. Le coût de la vie a un impact majeur”, estime le directeur général des BAQ, Alexandre Lebel.

La donnée est frappante : près d’un travailleur sur quatre (23,4 %) vit de l’insécurité alimentaire, par rapport à un sur cinq (20,6 %) l’an dernier. Selon les BAQ, il s’agit de “la plus forte hausse enregistrée par le réseau”.

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    15 days ago

    Au total, 600 000 personnes obtiennent un panier de provisions, des repas ou encore des collations. Beaucoup font appel aux banques alimentaires plusieurs fois par mois, ce qui mène aux millions de demandes comptabilisées.

    “On est rendus, grosso modo, à 3,2 millions de demandes d’aide alimentaire mensuellement au Québec”, résume M. Lebel. Depuis cinq ans, le nombre de demandes a augmenté de 44 %.

    Est-ce qu’on peut avoir un plan plus concret que de mettre plus d’argent dans les poches de ceux qui en manquent? J’ai l’impression qu’avec la majorité des problèmes de notre société, on pense que de pitcher de l’argent va régler le problème. On a un grave problème de répartition des richesses, vrai, mais il ne se réglera pas si on ne fait que redéplacer l’argent dans un système qui est captif des intérêts supranationaux comme les fonds d’investissement, les multinationales et les forces du marché (bref, les rouages du capital).